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CAN 2025 : L’heure de vérité a sonné pour nos Lions

Rabat retient son souffle. Ce soir, nous ne jouons pas seulement une demi-finale, nous jouons contre l'histoire pour briser la malédiction de 1976

Par Fayçal El Amrani


L’attente devient insoutenable. Ce mercredi 14 janvier restera gravé dans nos mémoires, quel que soit le dénouement. Ici, à Rabat, l’air est électrique, chargé de cette tension si particulière qui précède les grandes batailles. À 21h00 (20h00 GMT), notre Stade Prince Moulay Abdellah, transformé en chaudron incandescent, sera le théâtre du duel le plus explosif de cette CAN : nos Lions de l’Atlas face aux Super Eagles du Nigeria. Après la demi-finale Sénégal-Égypte prévue à 18h00, c’est à nous d’entrer en scène. Le Nigeria vise une quatrième étoile ; nous, nous chassons ce fantôme qui nous hante depuis près de 50 ans. Ce soir, nous voulons écrire notre propre légende.

L’adversaire : Une puissance de feu redoutable

Il ne faut pas se mentir, le Nigeria fait peur avec leur métamorphose sous Eric Chelle. Cette équipe, autrefois inconstante, est devenue une machine de guerre offensive. L’Algérie en a fait les frais. Le trio Ademola Lookman, Akor Adams et, bien sûr, le terrifiant Victor Osimhen (4 buts déjà), représente un danger mortel à chaque accélération. Avec 14 buts inscrits, ils possèdent l’attaque la plus flamboyante du tournoi.

Cependant, j’ai noté une faille dans leur armure pour ce soir : l’absence de Wilfred Ndidi. Leur capitaine et métronome est suspendu. C’est une perte immense pour leur équilibre au milieu. Son remplaçant, Raphael Onyedika, aura une pression énorme sur les épaules.

En conférence de presse, Eric Chelle, joue l’intox. Il affirme que son groupe est « fatigué » et qu’il compte nous « laisser le ballon ». Un piège ? Sans doute. Il sait que nous préférons parfois les transitions rapides à la possession stérile. À nous de ne pas tomber dans ce faux rythme.

Nos Lions : La force tranquille

De notre côté, je vois un groupe serein, sûr de sa force. On critique parfois notre style ? Qu’importe. L’efficacité est là. Walid Regragui a construit une muraille. Nous n’avons encaissé qu’un seul but en cinq matchs. Face au Cameroun, notre charnière a éteint Mbeumo. Ce soir, Nayef Aguerd et Adam Masina devront réitérer cet exploit face à Osimhen.

La grande nouvelle, c’est le retour de notre « Capitano », Romain Saïss. Il est prêt. Son expérience sera cruciale pour gérer les temps faibles. Certes, Azzedine Ounahi nous manque toujours, mais nous avons des ressources.

Walid a été clair hier face aux micros : il attend un grand Achraf Hakimi. « Il est le porteur de notre rêve », a-t-il dit. Et c’est vrai. Hakimi, Mazraoui, Diaz… nous avons les talents pour faire basculer la rencontre.

Les statistiques nous donnent un léger avantage historique (8 victoires en 18 matchs), mais ce soir, les chiffres ne compteront plus. Seul le terrain parlera. Nous jouons chez nous, devant notre peuple. Allez les Lions, l’histoire nous attend.


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