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Campagne Agricole 2025-2026 : 5 millions d’hectares programmés malgré la sécheresse

Au lancement de la campagne agricole 2025-2026, le ministre Ahmed El Bouari confirme la programmation de près de 5 millions d'hectares de grandes cultures d'automne, dont 4,4 millions consacrés aux céréales principales. Face à la hausse des coûts internationaux, 1,5 million de quintaux de semences certifiées et 650 000 tonnes d'engrais sont mobilisés et subventionnés pour soutenir le revenu des agriculteurs. Malgré un taux de remplissage des barrages de seulement 28%, le plan intègre l'assurance multirisques climatiques et le développement du semis direct pour garantir une agriculture plus résiliente.

LA VÉRITÉ


Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a dévoilé lundi à la Chambre des représentants le programme détaillé de la campagne agricole 2025-2026. Ce plan ambitieux prévoit la programmation de près de 5 millions d’hectares de grandes cultures d’automne, tout en mettant l’accent sur le soutien aux intrants et l’adaptation aux risques climatiques. La communication du ministre répondait à des questions orales concernant les préparatifs de cette nouvelle saison agricole.

 

Soutien massif aux céréales et aux intrants

L’agriculture d’automne représente l’axe central de cette campagne. Près de 5 millions d’hectares sont programmés pour les grandes cultures. Les principales céréales accaparent 4,4 millions d’hectares de cette superficie.

Face à la hausse des coûts des intrants mondiaux, le ministère a massivement soutenu les agriculteurs. 1,5 million de quintaux de semences certifiées de céréales d’automne sont disponibles. La Société nationale de commercialisation de semences (SONACOS) en assure 1,2 million de quintaux. Ces semences sont distribuées à des prix incitatifs et subventionnés. Ce soutien est désormais élargi aux légumineuses alimentaires et fourragères. L’objectif demeure le renforcement du revenu des agriculteurs et la diversification alimentaire nationale. De plus, 650 000 tonnes d’engrais phosphatés ont été mobilisées. Le prix de ces engrais est maintenu au même niveau que la campagne précédente.

 

Résilience climatique et innovation technologique

L’approche ministérielle s’articule autour d’une agriculture climato-intelligente. L’assurance multirisques climatiques a été renforcée. Elle couvre désormais un million d’hectares (céréales, légumineuses, oléagineuses). L’assurance protège aussi 50 000 hectares d’arbres fruitiers.

Le semis direct, technique visant la résilience, est appliqué sur plus de 400 000 hectares cette année. Le ministre ambitionne d’atteindre 1 million d’hectares d’ici 2030 grâce à cette technique. À cet effet, 235 semoirs ont été acquis et distribués aux coopératives. Parallèlement, le Programme national d’irrigation de complément se poursuit. Il doit porter la superficie irriguée complémentairement à 1 million d’hectares d’ici 2030.

 

Contraintes hydriques : quotas réduits

La gestion des ressources hydriques reste un défi majeur pour cette campagne. Les retenues des barrages à usage agricole s’élèvent à 3,98 milliards de mètres cubes. Cela représente un taux de remplissage global de 28%. Il faut noter que 70% de ces réserves sont concentrées dans les bassins du Sebou et du Loukkos.

Un quota provisoire d’eau d’irrigation a été alloué dans certains périmètres. Il atteint 452 millions de mètres cubes. Ce volume correspond seulement à environ 8% des besoins dans les grands périmètres irrigués. Le programme d’irrigation a démarré dans le bassin du Loukkos. Cependant, des restrictions strictes sont imposées sur les quotas dans le Gharb, le Tadla, la Moulouya, le Tafilalet et Ouarzazate. L’irrigation demeure suspendue dans les autres périmètres. Cette suspension est maintenue en attendant l’amélioration des réserves hydriques.

 

Diversification et protection du cheptel

Le ministère soutient également les cultures sucrières. L’objectif est d’atteindre 61 000 hectares. Ces cultures jouent un rôle clé dans la relance de l’économie rurale. De plus, le ministère vise la programmation de plus de 100 000 hectares de légumes à forte consommation. Ce volume doit garantir un approvisionnement régulier des marchés.

Une approche intégrée est adoptée pour les filières laitière et des viandes rouges. Le soutien à l’importation de génisses de races pures est maintenu. La production locale est encouragée. L’abattage des femelles jeunes des races laitières est strictement interdit. Enfin, la suspension des droits d’importation et de la TVA se prolonge jusqu’au 31 décembre 2025. Cette mesure vise à concilier protection du pouvoir d’achat des consommateurs et stabilité des éleveurs. Un programme de protection de la santé animale est également en cours contre les maladies contagieuses.


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