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Bouznika au cœur de la transition agroécologique : le Maroc mobilise ses forces pour une agriculture durable

Le 17 juin 2025, une rencontre nationale inédite réunira agriculteurs, experts et institutions pour faire de l’agroécologie un levier face à la crise climatique

Par Fayçal El Amrani


Une mobilisation nationale pour un avenir agricole résilient

À Bouznika, le 17 juin 2025, le Maroc franchira une nouvelle étape dans son engagement en faveur d’une agriculture durable. Organisée par le Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc (RIAM), cette rencontre nationale ambitionne de fédérer les acteurs du secteur autour de solutions concrètes à la crise environnementale. À travers cette journée, le pays affirme sa volonté d’adopter des systèmes alimentaires respectueux de la nature, garants de résilience et de souveraineté.

Des défis environnementaux urgents à relever

Face à l’intensification du changement climatique, le Royaume se trouve confronté à des menaces structurelles : érosion des sols, raréfaction de l’eau, effondrement de la biodiversité. Ces bouleversements, déjà visibles dans plusieurs régions du Maroc, exigent une transformation en profondeur des pratiques agricoles.

L’agroécologie s’impose dès lors comme une réponse adaptée. Elle repose sur la valorisation des écosystèmes, la restauration des sols, la gestion des ressources hydriques et la préservation des savoirs locaux. Pour le RIAM, cette approche n’est pas une option, mais une nécessité stratégique.

Une journée d’échanges, de savoirs et d’actions

La rencontre de Bouznika se déroulera selon un programme riche et interactif. Dès l’ouverture, une conférence inaugurale posera les bases des enjeux actuels. Ensuite, des sessions thématiques aborderont la transition agroécologique sous plusieurs angles : techniques agricoles, politiques publiques, financement, mais aussi inclusion sociale et égalité des genres.

En parallèle, des visites de terrain permettront de découvrir des initiatives réussies, tandis que des espaces d’échange mettront en lumière des témoignages de praticiens engagés. L’objectif est clair : faire dialoguer les expériences, mutualiser les connaissances et inspirer une dynamique collective à l’échelle nationale.

Le projet NATAE, moteur d’une transition structurée

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet NATAE (Nouvelles Approches pour la Transition Agroécologique en Afrique du Nord). Soutenu par l’Union européenne et coordonné par le CIHEAM (Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes), ce programme vise à catalyser le passage vers une agriculture fondée sur les principes de l’écologie.

Grâce à NATAE, plusieurs dispositifs d’accompagnement sont mis en place pour les agriculteurs, les institutions et les chercheurs. Le but est de faciliter l’adoption de pratiques innovantes et de créer un environnement propice à l’émergence d’une nouvelle vision agricole pour l’Afrique du Nord.

Une dynamique collective pour transformer le système alimentaire

Le RIAM veut aller au-delà de la simple sensibilisation. En réunissant agriculteurs, décideurs publics, ONG, chercheurs et consommateurs, l’organisation entend structurer un véritable écosystème agroécologique au Maroc. Cette dynamique repose sur trois piliers : souveraineté alimentaire, durabilité environnementale et résilience face aux chocs climatiques.

Selon les organisateurs, cette journée constitue bien plus qu’un événement ponctuel. Elle représente un jalon vers une transition nationale où les territoires seront au centre de la transformation. Il s’agit d’initier un changement systémique qui respecte à la fois la terre, les savoirs paysans et les générations futures.

Vers une agriculture plus juste et régénératrice

À travers cette initiative, le Maroc se place dans le sillage des engagements pris lors de la COP22, en affirmant que l’agriculture doit être un levier de lutte contre le dérèglement climatique. À Bouznika, l’espoir est de construire un récit commun, fondé sur la solidarité, l’innovation et la justice sociale.

Le 17 juin, tous les regards se tourneront vers cette ville côtière, symbole d’un Maroc qui se relève face aux crises et choisit de miser sur la vie, la terre et l’intelligence collective. Une promesse agroécologique est en marche.


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