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Bataille des législatives : Le RNI veut suivre sa voie réformiste

LA VÉRITÉ


À quelques mois des élections législatives cruciales du 23 septembre prochain, le Rassemblement national des indépendants (RNI) choisit de tracer sa propre route. Première force parlementaire du Royaume, le parti à la colombe refuse de céder à la surenchère politicienne et aux débats stériles. Sa stratégie est claire : concentrer l’ensemble de son énergie et de ses forces militantes sur la continuité des réformes structurelles menées par l’actuelle majorité.

Cette ligne directrice a rythmé les débats de la nouvelle rencontre sectorielle du parti, baptisée « Trajectoires d’avenir », qui s’est tenue à Fès. Consacré aux enjeux de l’enseignement scolaire et supérieur, cet événement fait suite à une première réunion dédiée au système de santé en mars dernier, confirmant la volonté du parti de placer les attentes sociales prioritaires au cœur de son action de proximité.

La réforme de l’éducation comme rempart contre le populisme

Devant un parterre d’académiciens et de cadres pédagogiques, le nouveau président du RNI, Mohamed Chaouki, a affirmé que le chantier de l’enseignement était désormais sur la bonne voie. Le dirigeant a fermement dénoncé les discours démagogiques et les slogans populistes qui ont, selon lui, trop longtemps pris en otage ce secteur vital pour le développement humain du pays.

L’ambition affichée par la formation politique est de consolider un système scolaire national de haute qualité, inclusif et accessible à tous les enfants marocains, sans aucune discrimination. En parallèle, le parti ambitionne de transformer l’université marocaine en un pôle d’innovation et de recherche scientifique de premier plan, capable de s’aligner sur les mutations économiques rapides que connaît le Royaume. Hommage a également été rendu au ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saad Berrada, pour son action à la tête du secteur.

Un bilan quinquennal mis au service de la campagne

Pour légitimer ses ambitions futures, le RNI s’appuie sur les indicateurs économiques positifs enregistrés sous la direction du gouvernement de son prédécesseur, Aziz Akhannouch. Le parti défend une approche pragmatique, calquée sur la vision stratégique royale, qui a permis de redynamiser des secteurs clés après une longue période de stagnation sous les mandats précédents.

Parmi les réussites mises en avant par les dirigeants à Fès figurent la relance du secteur de la construction grâce au programme de soutien direct au logement, la transformation du secteur minier en levier de richesse, ainsi que l’attractivité croissante du Maroc pour les investissements directs étrangers. À l’aube du scrutin de septembre, le RNI entend ainsi transformer son bilan gouvernemental en un argument électoral majeur pour valider la poursuite de son programme économique.


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