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Au Vatican, le Maroc à l’honneur : Aziz Akhannouch représente le Roi à l’inauguration du pontificat de Léon XIV

LA VÉRITÉ


Sous les colonnes majestueuses de la place Saint-Pierre, le Vatican a vibré ce week-end au rythme d’un événement historique : l’inauguration du pontificat du pape Léon XIV. Une cérémonie solennelle, riche de symboles et de diplomatie, à laquelle le Maroc a pris part de manière active à travers la présence d’Aziz Akhannouch, chef du gouvernement, représentant le Roi Mohammed VI.

C’est au matin du 18 mai que le nouveau souverain pontife, né Robert Francis Prevost, a officiellement entamé son ministère comme 267e évêque de Rome. Devant une foule estimée à plus de 200 000 personnes, le pape Léon XIV a reçu le pallium et l’anneau du pêcheur, deux emblèmes forts de l’autorité spirituelle de celui qui devient désormais la figure centrale de l’Église catholique universelle. La cérémonie, empreinte de recueillement, s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État, de hauts responsables religieux et d’une délégation marocaine conduite par Aziz Akhannouch, porteur d’un message royal de félicitations et de fraternité.

Dans ce message solennel, le Roi Mohammed VI a salué l’élection du pape Léon XIV en mettant en lumière les liens historiques et spirituels unissant le Maroc et le Saint-Siège. Le Souverain y rappelle l’importance d’un engagement commun pour la paix, le dialogue interreligieux et la défense des valeurs universelles. Une vision que le pape partage pleinement, lui qui, dans son homélie inaugurale, a insisté sur la nécessité pour l’Église d’être proche des pauvres, des exclus, et des peuples meurtris par la guerre ou l’indifférence.

Le choix du nom « Léon » par l’ancien préfet du Dicastère pour les évêques n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une lignée sociale et spirituelle inaugurée par Léon XIII, auteur de l’encyclique Rerum Novarum en 1891, fondement de la doctrine sociale de l’Église. En optant pour ce nom, Léon XIV affirme une continuité : celle d’un pontificat tourné vers la justice sociale, la solidarité internationale et une Église plus proche du terrain.

L’intérêt du Maroc pour cet événement dépasse le simple protocole. En se déplaçant à Rome, Aziz Akhannouch confirme l’ancrage du Royaume comme acteur engagé du dialogue entre les religions. Le Maroc, terre de tolérance, a su au fil des années faire entendre sa voix sur la scène internationale en matière de coexistence spirituelle, à travers des initiatives concrètes, telles que la visite historique du pape François à Rabat en 2019, ou encore la coprésidence du Royaume dans l’Alliance des civilisations des Nations unies.

Cette nouvelle étape du Vatican ouvre également une séquence inédite pour le continent africain, dans la mesure où le pape Léon XIV, premier Américain élu à la tête de l’Église, a évoqué à plusieurs reprises sa volonté de renforcer l’écoute des périphéries du monde, notamment l’Afrique, l’Amazonie et les zones oubliées du Sud global. Une orientation stratégique que le Maroc observe de près, fort de ses liens anciens avec l’Église et de son rôle pivot entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe.

En renouant avec une tradition diplomatique fondée sur les valeurs spirituelles partagées, le Maroc affirme une fois de plus sa vocation à faire le lien, à bâtir des ponts, et à incarner une diplomatie de l’équilibre et du respect mutuel. Le pape Léon XIV entame son pontificat sous le signe du service et de l’unité, et dans cette dynamique, le Maroc entend bien rester un interlocuteur crédible, constant et respecté.


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