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Au siège de l’ONU à New York, l’effervescence est de retour

Karim AOUIFIA


En cette journée annonciatrice d’un automne frais et coloré, le siège des Nations Unies dans la grande métropole américaine de New York apparaît sous de nouvelles couleurs, différentes de celles de tous les jours.

Sur la muraille juxtaposant la porte d’entrée située sur l’emblématique 42è rue et au-dessus des drapeaux des Etats membres, trône en toute beauté une fresque fraîchement peinte par l’artiste brésilien, Eduardo Kobra, une peinture murale, montrant un homme offrant la planète Terre en cadeau à une jeune fille qui la réceptionne avec un grand sourire plein de joie et surtout d’espoir.

“Le message concerne la planète que nous léguons aux prochaines générations. Comment prenons-nous soin de notre planète ? Parce que le futur c’est maintenant. L’avenir a déjà commencé et nous en sommes tous responsables”, lance l’artiste, dont le chef-d’œuvre fait partie de plus de 20 tableaux exposés dans différentes parties de la Grande Pomme.

La présence imposante de cette fresque d’où jaillissent espoir et détermination ne laisse pas indifférents les New-yorkais, les touristes et même le personnel de l’organisation internationale. Smartphones ou appareils photo à la main, ils s’adonnent à des prises pour capturer ce “moment” pour la durabilité et le partager parmi les siens par l’entremise des canaux à leur disposition.

“C’est une belle initiative surtout en ces temps où la planète est confrontée aux répercussions du changement climatique”, confie à la MAP, Caroline. W. qui ne cache pas son admiration pour ce tableau porteur d’un message noble sur la durabilité, un thème central du débat général de la 77è Assemblée générale de l’ONU qui débute ce mardi sous le thème “Un tournant décisif : les solutions transformatrices à des défis interconnectés”.

Non loin de cette œuvre qui devrait rester exposée au moins jusqu’en décembre prochain sur le mur de l’ONU, un travail de fourmi se déploie aussi bien par la police de New York que par les agents de sécurité des Nations Unies.

Les barrières et les check-points sont mis en place pour garantir une meilleure organisation de la grand-messe onusienne qui réunit des chefs d’Etat et de gouvernement et plusieurs autres personnalités, après deux années d’absence imposée par une crise sanitaire sans précédent née de la pandémie de Covid-19.

De l’autre côté de la rue, des militants, motivés par des causes qui les tiennent à coeur, posent leurs pancartes, scandent des slogans dans l’espoir de faire entendre leur voix auprès du concert des dirigeants mondiaux qui se concertent sur une myriade de questions et crises qui touchent de près le présent et l’avenir des pays et des populations.

A quelques mètres de cette location, à proximité de l’autre porte d’entrée de l’ONU sur la 47è rue, des représentants et techniciens des médias s’affairent à mettre en place leur dispositif, en veillant au grain en vue d’une couverture médiatique en bonne et due forme.

Munis de leurs Satellite news gathering (SNG), ces camionnettes de transmission et de diffusion, CNN, CBS, Al Jazeera, BBC, Al Araby et bien d’autres médias de tous bords ont pris poste en préparation à une couverture à grande échelle de l’événement phare des Nations Unies.

Cette même effervescence monte d’un cran dans les couloirs de l’organisation internationale. Jadis investis par le vide et un silence radio sous le coup des restrictions draconiennes imposées par la crise sanitaire, ces couloirs grouillent désormais de membres des délégations participantes, de diplomates et des employés de l’instance multilatérale.

Des pancartes et des tableaux hauts en couleurs embellissent les deux côtés de ces couloirs, mettant en avant des messages de l’espoir, de la solidarité et de l’action en faveur du climat, de l’éducation, de la paix, des objectifs de développement durable et de l’enfance.

Parlant de l’enfance, sur la pelouse de la Rosa Garden qui lorgne l’East River, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a installé des tables d’école avec des cartables aux couleurs bleues pour sensibiliser à une éducation transformatrice en faveur des nouvelles générations et leur épanouissement.

Pur hasard ou action préméditée, ces tables d’école soignement rangées avoisinent le chapiteau où les journalistes venus du monde entier accomplissent leur devoir d’informer le grand public et s’assurer que la fontaine de l’espoir continue de jaillir comme l’eau qui coule dans la majestueuse East River d’à côté.


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