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ASFIM Cap 2030 : Mobiliser l’épargne nationale pour financer les grands projets de demain

Rabat a accueilli ce jeudi 13 novembre la ASFIM Conférence 2025 autour du thème « Cap 2030 Mobiliser l’épargne nationale pour financer les grands projets de demain ». Un rendez-vous important pour le monde de la finance marocaine, marqué par la présence de nombreux banquiers, gestionnaires d’actifs et experts économiques. Les échanges ont été riches, mais un point essentiel reste encore à développer, celui de l’éducation financière et numérique des jeunes Marocains.

LA VÉRITÉ


La conférence, organisée par l’Association des Sociétés de Gestion et Fonds d’Investissement Marocains, a mis en avant un objectif clair, celui de faire de l’épargne nationale le moteur du financement des grands projets du pays. Les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la confiance entre les épargnants et les institutions financières, mais aussi d’orienter ces ressources vers les secteurs porteurs comme l’énergie, l’infrastructure et l’innovation.
Dans un contexte économique mondial en mutation, le Maroc cherche à consolider sa souveraineté financière et à réduire sa dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers.
La nouvelle loi 03-25 a été au cœur des discussions. Ce texte marque une avancée importante dans la modernisation du secteur financier marocain. Il vise à rendre la gestion d’actifs plus transparente, plus rigoureuse et surtout plus attractive pour les investisseurs.
Pour de nombreux intervenants, cette loi ouvre la voie à une meilleure régulation du marché, tout en renforçant la confiance des épargnants et des institutions. Elle constitue un socle juridique solide pour attirer davantage de capitaux locaux et étrangers.

Les fluctuations récentes des marchés financiers ont également été abordées. Les gestionnaires d’actifs présents ont insisté sur l’importance d’adapter les stratégies d’investissement à une conjoncture mondiale de plus en plus instable.
Diversifier les portefeuilles, renforcer la gestion du risque et miser sur des produits responsables comme les fonds verts ou les investissements durables ont été présentés comme des pistes concrètes pour sécuriser la croissance.
Malgré la richesse des débats, un sujet est resté en marge, celui de l’éducation financière et numérique. Aucune annonce forte n’a été faite à ce sujet, alors qu’il s’agit d’un enjeu majeur.
Aujourd’hui, une grande partie de la jeunesse marocaine s’intéresse à la finance, à la bourse ou encore aux investissements en ligne. Mais faute d’encadrement et de connaissances de base, beaucoup se retrouvent piégés par des plateformes douteuses, souvent fondées sur des systèmes de Ponzi, où les pertes se comptent en milliers de dirhams et laissent derrière elles un goût amer.
Cette méfiance croissante envers la finance numérique pourrait freiner les ambitions de la stratégie Cap 2030.


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