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Arrestation d’Ali Lmrabet : le retour mouvementé du journaliste franco-marocain à Tanger

Le journaliste Ali Lmrabet interpellé à l’aéroport de Tanger dès son arrivée au Maroc. L'éditorialiste franco-marocain fait l'objet de poursuites pour diffamation et diffusion de fausses informations via des contenus numériques. Placé en garde à vue par la BNPJ à Casablanca, il attend d'être déféré devant le parquet après son audition.

LA VÉRITÉ


Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet a été interpellé dimanche 12 juillet 2026 à l’aéroport de Tanger, en provenance d’Espagne. Figure de la presse indépendante, il fait l’objet de poursuites pour la diffusion de contenus numériques jugés diffamatoires envers des particuliers et des institutions nationales. Placé en garde à vue à Casablanca, l’intéressé devrait être déféré devant le Parquet à l’issue de son audition.

 

Une interpellation dès l’arrivée sur le territoire

Ali Lmrabet, 66 ans, a été arrêté dimanche à 18h00 lors de son passage à l’aéroport de Tanger. Selon son épouse, Laura Feliu, le journaliste n’était plus retourné au Maroc depuis plusieurs années. Cette arrestation intervient en exécution de plusieurs avis de recherche émis précédemment à son encontre.

D’après une source proche du dossier citée par le média Yabiladi, cette intervention relève d’une ordonnance des autorités judiciaires et non d’une décision administrative. Le journaliste aurait lui-même indiqué à son épouse être visé par des accusations de « diffusion de fausses informations » et d’« atteinte aux institutions ».

 

Des poursuites pour contenus numériques diffamatoires

Le Procureur du Roi près le Tribunal correctionnel de Casablanca a précisé, dans un communiqué diffusé le 14 juillet 2026, que l’interpellation est liée à la publication d’une série de contenus numériques. Ces publications comporteraient des propos « diffamatoires et injurieux » à l’encontre de personnes et d’institutions, ainsi que des outrages à l’égard d’instances régies par la loi.

Plus précisément, l’intéressé serait visé par des plaintes déposées par des particuliers et des institutions pour diffamation et calomnie. Certaines de ces accusations concerneraient des attaques directes contre la réputation de fonctionnaires.

 

Transfert à la BNPJ et garanties procédurales

Sur instructions du Parquet, Ali Lmrabet a été transféré au siège de la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ) à Casablanca pour les besoins de l’enquête. Il y a été placé en garde à vue afin d’être auditionné sur les faits qui lui sont reprochés.

Le Parquet souligne que la procédure se déroule dans le respect de la présomption d’innocence et des garanties accordées par la loi. À l’issue de l’enquête, le journaliste sera déféré devant le Parquet de Casablanca pour l’établissement des suites juridiques.

 

Un parcours marqué par les interdictions

Ali Lmrabet est une figure connue pour ses positions critiques. Ancien éditeur des hebdomadaires Demain Magazine et Doumane, il avait vu ses publications interdites en 2003 après un procès pour « outrage au roi ». Condamné à trois ans de prison, il avait bénéficié d’une grâce royale début 2004.

Par la suite, il avait été interdit d’exercer le journalisme au Maroc entre 2005 et 2015 pour diffamation.


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