Anti-corruption : le Maroc et Hong Kong unissent leurs expertises face aux nouveaux défis mondiaux
L'INPPLC et la Commission indépendante de Hong Kong scellent un accord institutionnel stratégique. Le Maroc et Hong Kong s'unissent pour renforcer la prévention et assainir le climat des affaires. Cap sur le sommet de Marrakech : cette coopération bilatérale pose les jalons de la grande conférence annuelle de l'IAACA prévue en novembre.

Un mémorandum de coopération historique a été paraphé à Hong Kong entre l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption du Maroc et la Commission indépendante de lutte contre la corruption de Hong Kong. Ce partenariat stratégique vise à consolider le cadre institutionnel bilatéral, à favoriser le partage d’expertises cinquantenaires et à intensifier la coordination internationale à l’approche de la conférence mondiale de Marrakech.
Un cadre institutionnel renforcé entre Rabat et Hong Kong
D’après un communiqué officiel de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), le président de l’instance marocaine, Mohamed Benalilou, et le commissaire de la Commission indépendante de lutte contre la corruption de Hong Kong, Danny Woo, ont signé un mémorandum de coopération. La cérémonie s’est déroulée mardi à Hong Kong. Cet accord établit un cadre institutionnel structuré et durable entre les deux organismes.
Selon la même source, la signature s’est tenue lors d’une visite de travail effectuée par Mohamed Benalilou, en marge de sa participation à la 11e édition du « Belt and Road Summit ». Ce partenariat formalisé ouvre la voie à des échanges réguliers d’expertises et de connaissances. Il permettra de renforcer les capacités professionnelles des institutions et de développer des initiatives conjointes en matière de prévention de la corruption.
L’expérience cinquantenaire de Hong Kong comme levier d’action
Les entretiens ont permis d’examiner en détail les perspectives de la coopération bilatérale. La délégation marocaine a pris connaissance de l’expérience accumulée par la commission de Hong Kong depuis sa création en 1974. L’organisme asiatique bénéficie d’un savoir-faire de plus de cinq décennies. Son modèle repose sur une complémentarité entre l’application de la loi, la prévention institutionnelle et la sensibilisation de la société.
Ce mémorandum doit offrir une plateforme permanente pour répondre aux défis renouvelés de la criminalité financière. D’après le communiqué de l’INPPLC, cette démarche associe directement la probité aux dynamiques économiques et d’investissement. La participation de l’instance au « Belt and Road Summit » vise à promouvoir la transparence au sein des espaces de dialogue financier international et à assainir l’environnement des affaires.
Cap sur le sommet mondial de l’IAACA à Marrakech
Outre le volet bilatéral, les discussions ont porté sur le renforcement de l’action multilatérale au sein de l’Association internationale des autorités anti-corruption (IAACA). Mohamed Benalilou et Danny Woo ont analysé les priorités stratégiques de cette organisation ainsi que les mécanismes d’action coordonnée à l’échelle internationale.
Les deux dirigeants se sont particulièrement concentrés sur la préparation de la prochaine Conférence annuelle de l’IAACA. Cet événement majeur marquera le 20e anniversaire de la création de l’association. Il se tiendra du 24 au 26 novembre prochain à Marrakech. D’après la source officielle, ce rendez-vous constituera une étape clé pour approfondir l’échange de vues et harmoniser la lutte globale contre la corruption.

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