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Année 2022: Des partis politiques amorcent la préparation de leurs congrès

Khadija TAHIRI


Plusieurs partis politiques représentés au parlement (majorité et opposition) s’apprêtent à tenir leurs congrès ordinaires courant 2022.

Ces congrès, aux multiples ambitions et enjeux, interviennent après les élections générales organisées récemment dans le Royaume et qui ont abouti à une nouvelle carte politique aux niveaux du parlement et des conseils régionaux et locaux.

Ainsi, l’Union socialiste des forces populaires (USFP/opposition) tiendra fin janvier à Bouznika son 11ème congrès national ordinaire.

Le président du conseil national du parti, Habib El Malki a indiqué lors d’une session de ce conseil, tenue le 20 novembre dernier, que l’USFP vise à élaborer les principales orientations de son programme politique qui cadre avec les exigences de la nouvelle étape au Maroc, en partant de la position du parti qui a rejoint l’opposition après les échéances électorales de 2021.

Cité par le quotidien « Al Ittihad Al Ichtiraki », M. El Malki avait souligné que le parti de la rose, qui reste fidèle à ses principes fondateurs, est déterminé à être à l’écoute des préoccupations des citoyens et à interagir avec leurs exigences et besoins.

Le parti avait ainsi décidé de créer trois commissions à savoir: la commission politique, la commission préparatoire et la commission de la logistique.

Pour sa part, le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirige le gouvernement, s’apprête à tenir les 4 et 5 mars prochain son congrès national ordinaire.

La tenue de ce congrès interviendra après la large victoire du parti lors des dernières élections législatives, régionales, locales et professionnelles, ainsi qu’au niveau de la Chambre des conseillers.

Selon le bureau politique du parti, l’organisation de ce congrès, conformément à son règlement intérieur, vise à renouveler ses instances et à contribuer à la production intellectuelle et politique sur les enjeux et les perspectives de la prochaine étape.

Son allié au sein de la majorité, le parti de l’Istiqlal (PI) a entamé ses préparatifs en prévision de son 18ème congrès, conformément aux dispositions de la loi organique relative aux partis politiques et au règlement intérieur du parti, avait indiqué son secrétaire général Nizar Baraka, lors de la session d’octobre du conseil national du PI.

Cette formation, qui a réussi à conforter sa place parmi les principales forces politiques lors des dernières échéances électorales, est appelée à adopter son programme et son discours politique aux exigences de l’étape actuelle, en prenant en considération son positionnement au sein de la majorité.

Le Mouvement populaire (MP), arrivé 5ème lors du scrutin du 8 septembre et qui a rejoint les rangs de l’opposition, a, quant à lui, décidé de tenir son 14ème congrès national en juin prochain, conformément aux dispositions de la loi organique relative aux partis politiques.

Dans un communiqué, le bureau politique du parti, réuni le 02 novembre dernier, a indiqué avoir pris l’ensemble des mesures pour mettre en place un nouveau plan d’action basé sur une vision politique et de communication, à même d’adopter un discours politique audacieux en harmonie avec le nouveau positionnement du MP.

L’Union constitutionnelle (UC), qui a n’a pas encore fixé la date de son 6ème congrès, a décidé de créer une commission, présidée par son secrétaire général pour établir une feuille de route portant sur la réorganisation de ses instances et organisations parallèles.

Le bureau politique du parti avait affirmé, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue le 11 novembre dernier, que l’UC a décidé d’adopter une approche pragmatique et consensuelle en plaçant l’intérêt du parti au-dessus de toute autre considération, et ce en perspective de la tenue du 6ème congrès national dans un climat sain et démocratique.

La tenue par ces partis de leurs congrès intervient dans un contexte marqué par une profonde mutation du paysage politique suite aux dernières élections générales, avec à la clé de nouvelles formations politiques qui ont rejoint la majorité et d’autres qui ont opté pour l’opposition.


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