Amman : L’expérience pionnière marocaine dans le domaine de cybersécurité

LA VÉRITÉ
L’expérience pionnière marocaine dans le domaine de la cybersécurité a été mise en avant, lundi à Amman, à l’occasion d’une conférence nationale sur la cybersécurité (Dot Cyber Summit).
La députée Ilham Essaki, qui a pris part aux travaux ce cette rencontre en sa qualité de membre du bureau directeur du groupe de travail parlementaire de haut niveau pour la technologie, l’innovation et la transformation numérique, relevant du Parlement arabe, a passé en revue les axes de la stratégie du Maroc en matière de cybersécurité, adoptée en 2012, ainsi que les directives nationales relatives à la sécurité des systèmes d’information.
Mme Essaki, Secrétaire de la Chambre des représentants, a également mis l’accent sur l’engagement du Royaume depuis 2011, sous la sage conduite de SM le Roi Mohammed VI, dans le processus de développement des capacités nationales en matière de sécurité des systèmes d’information et de consolidation de la confiance numérique.
Le Royaume du Maroc, a-t-elle souligné, s’est attaché à développer la cybersécurité à travers la sécurisation et la protection des systèmes d’information des administrations publiques et des institutions stratégiques contre les cyberattaques, afin de minimiser les dégâts des virus et des logiciels espions.
Cette conférence, organisée par le Centre jordanien de cybersécurité en partenariat avec l’Association des entreprises des technologies de l’information et de communication (Int@j), a réuni plusieurs dizaines d’experts et de représentants d’institutions gouvernementales et d’entreprises nationales et étrangères spécialisées dans le domaine de la cybersécurité.
Les participants ont débattu de questions relatives aux politiques, stratégies et mécanismes de coopération pour la lutte contre les menaces et les risques liés aux nouvelles technologies.
Ils ont également évoqué la taille du marché mondial des solutions de cybersécurité et du cloud, la protection des données, l’analyse de la sécurité et les outils de détection des menaces, les services de gestion des identités et des accès et l’impact des technologies avancées, telles que l’intelligence artificielle et l’Internet des objets, sur la cybersécurité.
Intervenant à cette occasion, le président du Centre jordanien de cybersécurité, Bassam Al-Maharmeh, a affirmé que ce sommet intervient à la lumière de la croissance exponentielle des cyber-risques et de leur impact considérable sur les plans financier, social et politique.
Cette rencontre, a-t-il dit, est conçue pour renforcer le rôle du Centre au niveau régional en matière de cybersécurité, à même d’en faire un espace de dialogue et de coopération régionale et internationale.
Les participants ont mis en avant les perspectives prometteuses de l’économie et du commerce numériques, notant que le secteur, le plus en vogue actuellement dans le monde et qui contribue à la création d’emplois à valeur ajoutée, nécessite une vigilance accrue en termes de protection contre les virus, les logiciels malveillants, la fraude et le piratage.
Ils ont, à cet égard, fait le parallèle entre la croissance de l’économie numérique et des menaces et risques de cybersécurité, soulignant l’importance de la coopération entre les secteurs public et privé pour accroître la protection et la sécurité des réseaux et des systèmes d’information.

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