Amine Tehraoui défend une réforme globale pour répondre aux attentes citoyennes
Le ministre met en avant les infrastructures, les ressources humaines et l’amélioration sociale du personnel médical
LA VÉRITÉ
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a affirmé mercredi devant la Commission des secteurs sociaux de la Chambre des Représentants que la réforme globale du système de santé constitue la voie la plus appropriée pour répondre aux attentes des citoyens. Selon lui, le gouvernement comprend les revendications exprimées, en particulier par les jeunes, et œuvre à mettre en place un modèle qui garantit des soins de qualité dans toutes les régions du Royaume.
Un chantier pour la dignité des citoyens
Dès le début de son intervention, le ministre a rappelé que les problèmes du secteur de la santé sont chroniques et accumulés depuis des décennies. Toutefois, il a assuré que l’Exécutif a lancé plusieurs réformes structurelles, à commencer par la consolidation du cadre juridique qui encadre le système sanitaire. Tehraoui a insisté sur l’objectif central : offrir des services respectueux de la dignité des citoyens à tous les niveaux.
Des investissements massifs dans les infrastructures
Ainsi, le ministre a mis en avant les réalisations en cours, notamment la construction et la mise à niveau d’hôpitaux et de centres de santé. Plusieurs projets majeurs devraient ajouter plus de 3.500 nouveaux lits. Parmi eux, le CHU Mohammed VI de Tanger (797 lits), le CHU d’Agadir (867 lits), le CHU de Laâyoune (500 lits) et le nouveau CHU Ibn Sina de Rabat (1.044 lits). De plus, des projets sont programmés dans les régions de Guelmim, Tafilalet et Béni Mellal. Concernant les soins primaires, 1.400 centres de santé sont concernés par un vaste programme de réhabilitation, dont 945 déjà achevés.
Former et fidéliser les ressources humaines
En parallèle, le ministre a reconnu le déficit persistant en ressources humaines. Il a toutefois mis en avant une vision ambitieuse reposant sur la formation et l’élargissement de l’offre académique. Le nombre de places pour les étudiants en médecine passera à 6.414 en 2025 contre 2.650 en 2019, soit une hausse de 142%. De nouvelles facultés ont déjà ouvert à Guelmim, Béni Mellal, Drâa-Tafilalet et Laâyoune. Le personnel de santé a ainsi progressé de 30% entre 2019 et 2025, atteignant 59.000 professionnels.
Améliorer les conditions du personnel médical
Par ailleurs, Tehraoui a mis en avant les mesures sociales adoptées depuis 2022 en faveur des cadres médicaux. Les augmentations salariales progressives ont concerné aussi bien les médecins que les infirmiers, techniciens et personnels administratifs, renforçant l’attractivité du métier.
Un projet structurant mais exigeant
Le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre cette dynamique pour combler les déficits et renforcer la confiance des citoyens dans le système sanitaire. La réforme, selon lui, reste un projet structurant qui exige constance, ressources et engagement collectif pour réussir.
Suivez les dernières actualités de Laverite sur Google news