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Ali Hassan, pionnier du «Cinéma du jeudi», s’éteint à 80 ans

Le journaliste et animateur marocain laisse un héritage majeur dans le paysage audiovisuel et cinématographique national

LA VÉRITÉ


Lundi matin, le Maroc a perdu l’une de ses figures emblématiques de la télévision et du septième art. Ali Hassan, de son vrai nom Mohamed El Ouali, est décédé à l’âge de 80 ans, laissant derrière lui un parcours marqué par la passion du cinéma et une contribution décisive à la démocratisation de la culture audiovisuelle. Né à Midelt en 1945, il a rejoint la Télévision marocaine (TVM) en 1964, devenant rapidement l’une des voix et visages familiers du paysage médiatique national.

Dès 1969, il a animé les journaux télévisés, avant de se consacrer à la radio avec «Entracte», une émission qu’il a menée sur plusieurs décennies. Mais c’est surtout avec «Cinéma du jeudi», diffusé de 1991 à 2003 sur la RTM, qu’Ali Hassan a marqué des générations de téléspectateurs. L’émission, puis «Ciné-club» sur Al Aoula, ont fait de lui un passeur de culture, ouvrant au grand public l’univers du cinéma marocain et international.


Tout au long de sa carrière, Ali Hassan a diversifié ses engagements. Il a contribué au lancement de la radio Médi1, participé à la création de 2M et doublé de nombreux films et documentaires. En parallèle, il a évolué au sein du cinéma marocain comme acteur dans plusieurs longs métrages, notamment «Le Grand voyage» et «Les Hommes libres», et dans des courts-métrages du réalisateur Mahmoud Zemmouri.

Hors des projecteurs, il a accompagné le développement du secteur audiovisuel. Conseiller du ministre de la Communication entre 1998 et 2000, il a présidé des jurys prestigieux et siégé à des commissions de soutien à la production cinématographique, contribuant ainsi à structurer le secteur.

Un hommage royal à une icône médiatique

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances à sa famille, saluant ses qualités humaines, son talent et ses œuvres audiovisuelles qui ont marqué des générations de cinéphiles. Le Souverain a imploré le Très-Haut de l’accueillir parmi les Vertueux et d’apporter réconfort à ses proches et à la famille des médias marocains.

Avec sa disparition, le Maroc perd une voix et un regard singuliers, mais son empreinte sur le paysage culturel et cinématographique national demeure vivante et inspirante.


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