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L’Algérie, protagoniste numéro un du Maroc dans le conflit du Sahara marocain

19 Avril 2022 l’Algérie s’affiche, une fois de plus, non pas comme un pays observateur, telle la Mauritanie, mais comme le protagoniste numéro un du Maroc, dans le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Sa nouvelle réaction «aux assassinats ciblés» contre «des ressortissants de trois pays», en dehors du territoire algérien, appelle de ma part plusieurs observations. L’incident s’étant produit à l’étranger, Alger se devait, tout au plus, demander aux autorités du pays sur le territoire duquel l’incident s’est produit, de diligenter une enquête pour en déterminer les circonstances exactes. Dans un tel cas, il fallait s’adresser au Maroc dont les Etats unis et d’autres pays d’Europe et du monde arabe notamment, reconnaissent la souveraineté pleine et entière sur l’ensemble de son Sahara, y compris la zone tampon.

Or, l’Algérie condamne ce qu’elle appelle «les assassinats ciblés contre les civils de trois pays», qui ne sont autres que la Mauritanie, la RASD qui n’est ni un pays, ni un Etat, sauf dans l’imagination des généraux algériens, et naturellement l’Algérie, dont de soi disant ressortissants –dont on ignore jusqu’ici le chiffre- erraient dans un territoire non frontalier de notre voisin de l’Est à des centaines de kilomètres du territoire algérien.

Parce qu’ils portent la nationalité d’ «une force de frappe», seraient-il en droit d’errer dans les territoires d’autrui, en toute liberté, en «citoyens innocents». L’Algérie feint d’ignorer que le théâtre de l’incident se trouve, par ailleurs, en dehors du territoire mauritanien, qui aurait déconseillé à ses ressortissants de s’aventurer sur un territoire considéré comme une zone de guerre depuis la dénonciation du cessez-le-feu par le polisario. Ceux qui franchissent les frontières internationales du Sahara marocain le feraient à leurs risques et périls.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement mauritanien, faisant preuve de sagesse et de lucidité, a simplement déploré la mort de deux de ses ressortissants, tués en dehors de ses frontières, dans des circonstances non encore élucidées. Par contre l’Algérie, sachant que l’incident s’est produit en dehors de son territoire, à des centaines de kilomètres du territoire algérien (315 kms de Tindouf), condamne ce qu’elle appelle l’assassinat de ressortissants de «trois pays» -dont le nombre reste indéterminé, surtout celui des Algériens-, bien que la Mauritanie, dans son communiqué, n’a chargé aucun pays tiers d’accuser, voire de condamner, à sa place et en son nom, le Maroc, alors que deux ressortissants de ce pays avaient péri, dans cet incident.

L’Algérie des généraux juge par ailleurs cet incident d’ « atteintes graves à la sécurité dans les territoires sahraouis occupés et leur voisinage immédiat», le voisinage immédiat du théâtre de l’incident n’étant autre que la Mauritanie, qui n’aurait émis aucune inquiétude, par-dessus tout, à la suite de cet incident, en soulignant même qu’elle n’était pas ciblée. Quand à la sécurité des territoires «occupées» qui serait menacée, des vidéos tournées dans nos provinces du sud, sur les veillées nocturnes en ce mois de Ramadan béni à Laayoune et Dakhla, sont disponibles sur la toile et attestent que les populations vivent des journées et des nuits paisibles et agréables dans le sud marocain, contrairement à la misère, le stress et l’ennui qui devraient sévir dans les camps de Tindouf, de manière permanente.

Le communiqué de la Mauritanie est en quelque sorte une négation pure et simple des soi disant dangers pour le voisinage, imaginés par les généraux algériens. C’est aussi «une violation du droit international humanitaire», selon la junte militaire algérienne qui invoque une législation internationale qu’elle ignore royalement, elle qui tient des milliers de séquestrés dans des camps de toile, sous un soleil de plomb et un hiver rigoureux, depuis cinq décennies, souffrant de malnutrition et de maladies, en refusant y compris leur recensement, car une telle opération devrait finir par faire éclater la vérité, toute la vérité, sur les chiffres amplifiées entretenus par «la bande» (mot emprunté au Hirak béni) qui tient les rênes du pouvoir à Alger.

L’Algérie se considère ainsi comme le protagoniste numéro un dans le conflit artificiel autour du Sahara Marocain, dans la mesure où elle plaide officiellement en faveur du droit de ses ressortissants d’errer, librement, dans le territoire du Sahara marocain tout entier, qui est sous le contrôle exclusif du Royaume ancestral du Maroc. C’est une violation flagrante de la souveraineté marocaine sur l’ensemble de son Sahara. La RASD n’existe que sur le territoire algérien, dans la région de Tindouf, dans les manuels scolaires algériens et les discours de propagande de la junte militaire.


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