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Algérie: Face à la « répression accrue » du Hirak, le « cri d’alarme » des militants des droits de l’Homme

LA VÉRITÉ / MAP


Les militants des droits de l’Homme s’inquiètent de la « répression accrue » du mouvement pacifique Hirak en Algérie, relançant ainsi le débat sur l’instrumentalisation des lois antiterroristes dans ce pays pour brider la liberté d’expression et d’opinion, a souligné le journal italien « La Stampa ».

Citant plusieurs avocats du Collectif algérien de défense des détenus d’opinion, le quotidien italien indique qu’au moins quarante détenus d’opinion de la prison d’El-Harrach, à Alger, ont commencé une grève de la faim depuis le 28 janvier.

Ces militants du Hirak incarcérés, dont la plupart attendent leur procès depuis plusieurs mois, dénoncent leur détention provisoire et leurs poursuites pouvant aller jusqu’au « terrorisme » sur la base de l’article 87 bis du code pénal, amendé en juin 2021, explique la publication, notant que le parquet a contesté cette grève de la faim et menacé d’éventuelles poursuites les personnes relayant cette information.

« Alger instrumentalise la lutte contre le terrorisme, en faisant une arme pour réprimer toute opinion critiquant le pouvoir », s’indigne le journal, relevant que « sans la liberté d’expression, ce pays ne pourra ni changer ni progresser ».

Ces pratiques autoritaires du système algérien ont été fortement dénoncées par l’ONU, rapporte l’auteur, rappelant que dans une communication publiée officiellement le 27 décembre 2021, plusieurs instances des Nations Unies relevant du Conseil des Droits de l’Homme avaient interpelé les autorités algériennes concernant des centaines de militants, de journalistes et de défenseurs des Droits de l’Homme qui ont été poursuivis indûment en justice sous des accusations liées au terrorisme.


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