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Algérie-camionneurs: Premières embûches de l’Algérie devant Staffan de Mistura

La mort de trois chauffeurs algériens dont les camions, « incendiés et carbonisés », ont été retrouvés par la MINURSO, prés de Bir Lahlou, sur le territoire du Sahara marocain, au-delà du mur de défense marocain, serait une des premières embuches dressées par le pouvoir algérien devant la mission du nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, qui commence étrangement son mandat, le premier Novembre, jour de cet incident.

Ainsi, trouvera-t-il sur son bureau, au premier jour de son mandat, cette affaire de chauffeurs algériens, tués dans l’incendie de leurs véhicules et dont les corps auraient été, de source non officielle algérienne, «repêchés» immédiatement et rapidement de ces lieux dans des conditions qui restent encore indéterminées et rapatriés sur le territoire algérien.

L’Algérie dispose d’une frontière officielle avec la Mauritanie ainsi que d’un poste frontière flambant neuf, nouvellement inauguré, que ces camionneurs auraient évité d’emprunter, alors qu’ils rentraient de Nouakchott, selon la version officielle algérienne, préférant s’aventurer à l’intérieur des frontières internationales du Sahara marocain, au-delà du mur de défense.
La version officielle algérienne (présidence) reste ambiguë, tant elle ne répond pas à la question fondamentale de savoir pourquoi les camionneurs algériens ont tenu à franchir les frontières internationales du Sahara marocain (avec la Mauritanie), qui sont situées plus à l’ouest du poste frontière algéro-mauritanien. Pourquoi ces camionneurs ont-ils choisi cet itinéraire qui s’avère couteux pour eux, aussi bien en kilométrage qu’en matière de consommation de carburants, d’autant plus qu’ils sont immatriculés à Ouargla, dans le Sud-Est du pays. Dans toute cette histoire, la Mauritanie voisine, qui a démenti toute attaque de ces camions au nord du pays, n’a pas confirmé si réellement ces camions avaient bien été enregistrés en Mauritanie à l’arrivée et au départ, en décrivant leur itinéraire au retour.

La présidence algérienne avait inscrit le transit de ces camions par le territoire du Sahara marocain au titre « d’un mouvement naturel d’échanges entre les peuples de la région», comme si cette région était un territoire sans frontières, sans loi et sans maitre. Le communiqué de la présidence défend une situation de non droit, alors que les frontières terrestres ouest (et aujourd’hui aériennes et maritimes) entre les peuples algérien et marocain sont paradoxalement fermées par l’Algérie depuis 1994. Son ministre des affaires étrangères pousse le bouchon plus loin, en considérant que le Royaume «entravait la libre circulation de véhicules commerciaux sur un territoire sur lequel il n’a aucun droit », alors que l’Algérie dispose d’un poste frontière officiel avec la Mauritanie. Il devrait s’agir dans son esprit de la mise en place d’une nouvelle route commerciale, reliant l’Algérie et la Mauritanie, via le territoire du Sahara marocain, et donc un nouveau poste frontière avec la Mauritanie, qui serait supervisé par la République bananière du polisario, parallèlement au poste de Guerguerat, dont le Maroc avait repris le contrôle, chassant des activistes polisario, qui en avaient fui à la débandade. Le projet de Laamamra est donc de planter dans la région un nouveau «Kandahar», à l’image de la célèbre ferraille créée à Guerguerat (voitures volées, voitures abandonnées et carcasses d’automobiles) entre le territoire du Sahara marocain et la Mauritanie. L’Algérie avait, rappelle-t-on, dans ses récents «pourvois» juridiques devant le Conseil de sécurité, exigé le retrait du Maroc de Guerguerat, et ce, afin de… restaurer l’anarchie et le trafic de toutes sortes dans cette zone. Quel noble objectif d’un pays progressiste, lucide et responsable ! Et c’est le Maroc qui avait chassé de Guerguerat des bandits, qui entravaient le flux commercial et humain entre le Maroc et l’Afrique de l’ouest et sub-saharienne, qui a été accusé de violer le cessez-le-feu, non pas les bandits, selon la diplomatie algérienne, qui rêve, en dépit de ces sinistres prises de position, de reprendre le leadership de la diplomatie africaine et mondiale.


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