[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

AIF 2025 : Rabat mobilise 15,2 milliards de dollars pour transformer l’Afrique

Des intentions à l'action : l'énergie et les infrastructures captent la majorité des investissements lors d'une édition tournée vers le pragmatisme

Par Fayçal El Amrani


Le rideau est tombé ce vendredi à Rabat sur les « Market Days » de l’Africa Investment Forum (AIF) 2025 avec un bilan chiffré qui dépasse les attentes. Au terme de trois jours d’intenses négociations transactionnelles, le forum a sécurisé 15,2 milliards de dollars d’intérêts d’investissement. Un montant colossal qui confirme le statut de cette plateforme comme le véritable marché aux capitaux du continent.

Le triomphe du « bancable »

Sidi Ould Tah, figure centrale de l’événement, a dévoilé ces résultats lors de la cérémonie de clôture. Ce chiffre n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une sélection rigoureuse : 39 projets bancables ont été soumis aux investisseurs dans le huis clos des « boardrooms« . Contrairement aux conférences classiques, l’AIF s’est concentré sur des dossiers matures, soutenus par des études d’impact, de faisabilité et des modèles financiers solides. C’est cette structuration en amont qui a permis de déclencher l’appétit des bailleurs de fonds internationaux.

L’Énergie et les Transports en tête de pont

L’orientation des capitaux révèle les priorités stratégiques de l’Afrique. Les deux tiers des transactions négociées concernent les secteurs vitaux de l’énergie et du transport. Ce ciblage s’aligne parfaitement avec l’expertise développée par le Maroc, pays hôte, et la Banque Africaine de Développement (BAD). Il traduit une volonté claire : combler le déficit infrastructurel pour accélérer l’intégration économique de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

Le défi de l’exécution

« Le travail vient juste de commencer », a toutefois averti Sidi Ould Tah devant un parterre de ministres, dont l’argentier du Royaume, Nadia Fettah. L’enjeu est désormais de transformer ces promesses financières en chantiers actifs. Un mécanisme de suivi rigoureux a été annoncé pour garantir que chaque dollar promis soit effectivement décaissé.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet événement, porté par la BAD et ses partenaires (Africa50, Afreximbank, etc.), a tenu sa promesse de « réduire les écarts ». En mobilisant le capital privé autour de projets concrets, Rabat a une nouvelle fois démontré que l’Afrique ne demande pas de l’aide, mais des investissements.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]