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Aid Al Mawlid: quand faire plaisir aux enfants rime avec relance de l’activité économique

LA VÉRITÉ / MAP


En ces jours de fêtes religieuses, qui célèbrent la naissance du Prophète Sidna Mohamed, les parents investissent les marchés réputés de la capitale économique pour se procurer des vêtements traditionnels, tailleur, jabador ou autre caftan pour leurs enfants qui attendent impatiemment le jour de l’Aid Almawlid Annabaoui pour se parer des plus beaux habits.

Célébré dimanche au Maroc, Aid Almawlid Annabaoui est l’occasion de se remémorer les qualités nobles du Prophète en tentant de les imiter, mais également un moment d’échanger de visites familiales et de partage, le tout dans la joie et le bonheur pour les petits comme pour les grands.

Haja Fatouma, et comme chaque année, se dirige vers “Derb Seltan”, chez un vendeur d’habits traditionnels pour acheter un jabador (tenue traditionnelle pour homme composée d’une tunique brodée et d’un pantalon bouffon) pour son neveu et un Caftan pour sa nièce.

“J’ai l’habitude d’acheter des habits traditionnels pour mes neveux. C’est un plaisir inégalé que d’offrir des vêtements traditionnels aux petits”, lance fièrement Hajja Fatouma, soulignant l’importance de préserver les habitudes et traditions, surtout pour les enfants.

Même son de cloche du côté de la famille Kermout, dont le papa accompagne ses enfants au quartier des Habous où ils ont l’habitude d’aller chez Si Hassan pour acheter des nouveaux vêtements pour les fêtes religieuse.

Malgré les contraintes de la vie quotidienne, ce père de famille trentenaire se démène pour trouver le temps de passer chez ce boutiquier qu’il connaît depuis des années. “C’est avec joie que j’accompagne mes deux filles pour qu’elles choisissent les habits qu’elles désirent”, dit-il, ajoutant, le sourire au coin des lèvres, “c’est presque toujours des caftans”.

“Tous les Marocains, ou presque, profitent de l’occasion pour offrir de nouveaux vêtements aux petits”, observe-t-il.

Du côté des commerçants, toutes les fêtes religieuses sont synonymes de dynamique économique inhabituelle, mais tant attendu. Elles représentent une occasion pour booster les recettes, profitant du fait que les familles, tradition oblige, ont l’habitude d’acheter des vêtements, et autres cadeaux, pour leurs enfants.

Hamid, l’un des anciens commerçants des Habous, se réjouit de l’avènement de ces fêtes, “car c’est l’occasion, dit-il, d’attirer davantage de clients et d’enregistrer des chiffres importants”.

Cette semaine qui précède l’Aid Al Mawlid a été marquée par une affluence moyenne qui s’est renforcée en fin de semaine, à la faveur de cette salutaire coïncidence de l’Aid avec un dimanche, dit-il, soulignant que les habits traditionnels figurent en tête de liste des vêtements choisis par les enfants.

Les fêtes religieuses constituent toujours une occasion de partage et de joie pour les familles et les enfants. Elles donnent ainsi un coup de pouce aux activités économiques, tant au niveau des marchés et espaces de vente des habits traditionnels, que dans les malls les plus branchés de Casablanca.


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