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Agriculture et marchés : le gouvernement fixe le cap entre reprise et rigueur

Par Yassine Andaloussi


La récente session parlementaire de ce lundi 02 février à la Chambre des représentants,  a révélé une dynamique à la fois rassurante et ferme pour le pays. D’un côté, les pluies exceptionnelles des dernières semaines ont redonné de l’espoir aux agriculteurs, après plusieurs années de sécheresse. De l’autre, la régulation des marchés et la lutte contre la spéculation sont apparues comme une priorité urgente pour le gouvernement, qui montre sa capacité à protéger les citoyens tout en soutenant le secteur agricole.

Le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a dressé un bilan positif : les précipitations abondantes ont reconstitué les réserves hydriques, rempli les barrages et offert aux agriculteurs des conditions de culture idéales. La campagne agricole 2025‑2026 se trouve ainsi sur une trajectoire de reprise. Les surfaces semées augmentent, la mécanisation progresse et la distribution de semences de qualité est assurée pour toutes les régions. Ces avancées laissent entrevoir une amélioration notable de la production céréalière, maraîchère et fruitière, avec des perspectives plus stables pour l’approvisionnement alimentaire.

Mais cette session a aussi mis en lumière une autre réalité : celle des abus et de l’opportunisme. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, n’a pas hésité à hausser le ton pour dénoncer les commerçants et spéculateurs qui ont profité des inondations à Ksar El Kbir, Sidi Kacem et ailleurs pour augmenter le prix de leurs produits. « Augmenter les prix en pleine catastrophe naturelle est tout simplement inacceptable », a-t-il déclaré. Ses mots ont résonné comme un avertissement clair : le gouvernement n’accepte pas ces pratiques et agit avec détermination.

À travers ce ton ferme et direct, un message a été adressé sans ambiguïté aux spéculateurs et manipulateurs du marché des fruits, légumes et viandes : le gouvernement connaît chacun d’entre eux et certains ont déjà été arrêtés. Ce qui frappe, c’est la manière dont ces mesures ont été prises sans fanfare médiatique, contrairement à d’autres actions gouvernementales qui font systématiquement l’objet de campagnes de communication. Cette discrétion, loin d’affaiblir l’action, semble au contraire démontrer une stratégie réfléchie : frapper les vrais responsables là où il faut, tout en envoyant un signal fort aux autres.

Dans un contexte où la moindre initiative gouvernementale est généralement amplifiée par les médias, les effets escomptés restent malheureusement invisibles sur le terrain. Un contrôle rigoureux et direct sur le terrain est donc nécessaire pour garantir un pouvoir d’achat cohérent pour le citoyen marocain pendant le mois de Ramadan.

cette session illustre la volonté du gouvernement de combiner deux impératifs complémentaires : soutenir la reprise agricole et rétablir l’équité sur les marchés. Les pluies abondantes et la reconstitution des réserves hydriques offrent une base solide pour l’agriculture, tandis que la fermeté face aux spéculateurs protège la population et rétablit la justice économique.

Cette combinaison de prudence et de rigueur envoie un signal clair : l’État est attentif, présent et déterminé à agir pour l’intérêt général. Dans un contexte de vulnérabilité climatique et économique, la reprise agricole et la régulation des prix ne sont pas seulement des mesures économiques, elles sont un engagement envers les citoyens, un rappel que le bien-être collectif prime sur les intérêts particuliers.

Le message est limpide : dans ce Maroc confronté aux aléas du climat et aux tensions du marché, l’action gouvernementale peut être à la fois efficace, juste et décisive, et ceux qui tentent de tirer profit de la détresse des citoyens le savent désormais.


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