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Africités 9: le Maroc a élaboré une planification urbaine renouvelée, anticipative et prospective

LA VÉRITÉ / MAP


Le Maroc a élaboré une planification urbaine renouvelée, anticipative et prospective, a affirmé, jeudi à Kisumu, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri.

Intervenant à l’ouverture d’une session sur les villes intermédiaires, organisée en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, en présence de l’ONU-Habitat et CGLU monde/Afrique, dans le cadre de la 9ème édition du Sommet Africités (Kisumu 17-21 mai), la ministre a souligné que « pour accompagner, anticiper et tirer profit de l’urbanisation, le Royaume du Maroc a opté pour des documents d’urbanisme en tant que référentiel permettant la consolidation de la règle du droit et de l’équité territoriale, à travers une planification urbaine renouvelée, anticipative et prospective ».

Il s’agit d’une planification à échelles différenciées et basée sur des règles hiérarchiques de subordination, a relevé Mme El Mansouri dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du Département de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Abdellatif Ennahli, faisant savoir que la première échelle est d’ordre national. Elle consiste en des orientations de la politique publique de l’aménagement du territoire qui marquent le passage d’une logique de planification à une logique d’orientations.

L’échelle régionale, est quant à elle, portée et déclinées au niveau des schémas régionaux d’aménagement du territoire, des documents de valeur constitutionnelle transférés aux régions et qui constituent un référentiel prospectif et d’orientation stratégique régional.

En outre, la planification stratégique s’effectue à travers des schémas directeurs d’aménagement urbain qui permettent d’arrêter des visions à un horizon de 20 ans, de promouvoir des écosystèmes de développement intégré, de territorialiser les différentes stratégies et programmes sectoriels dans un cadre de cohérence et de planifier les équipements structurants fédérateurs, a-t-elle poursuivi.

La responsable gouvernementale a également relevé que l’échelle de planification urbaine opérationnelle de co-construction entre institutionnels, collectivités territoriales et agences urbaines, permet de faire évoluer les outils de planification urbaine d’une logique de régulation vers une logique d’incitation et d’apporter des réponses à l’investissement, basées sur les principes de développement durable et prévoyant des espaces de projets intégrés et résilients.

Les efforts du Maroc ont également porté sur une gestion urbaine modernisée et renforcée à travers un processus de digitalisation et de dématérialisation inédit, a fait savoir Mme El Mansouri, expliquant que ce processus a permis le renforcement de la résilience du pays pendant la crise sanitaire, le maintien du service public notamment en matière de santé et d’éducation, et l’encouragement de l’innovation avec le développement d’une expérience Maroc du Numérique.

Par ailleurs, la ministre a souligné que le Sommet Africités 9 constitue un moment « historique pour les pays africains », notant que la coopération africaine constitue une opportunité pour construire une expérience propre au continent en matière de développement urbain mutuel, résilient et durable et d’une approche adaptée à nos problématiques.

Tenue sous le thème « Villes Intermédiaires, moteurs de développement territorial inclusif et résilient », cette session a connu un riche échange entre une myriade de panélistes relevant d’institutions gouvernementales et onusiennes, dont notamment le Secrétaire général de l’organisation Cités et Gouvernement locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), Jean Pierre Elong Mbassi, la Directrice exécutive du programme des Nations unies pour les établissements humains ONU-Habitat, Maimunah Mohd Sharif, le Wali directeur général des collectivités territoriales au ministère de l’Intérieur, Khalid Safir, des représentants du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville et de plusieurs élus locaux marocains et africains.

La session a été l’occasion pour le Maroc de mettre en exergue son expérience en termes de conception des référentiels stratégiques et des outils de planification territoriale, ainsi que sa vision pour la promotion des villes intermédiaires en tant que leviers de la résilience territoriale.

Elle a été également l’occasion de partager les grandes lignes et les perspectives de l’élaboration de la Stratégie Nationale des Villes Intermédiaires portée par le Maroc, qui veut une implémentation des orientations émises par le Nouveau Modèle de Développement Marocain, et un levier de développement et de renforcement de la résilience des territoires.


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