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Affaire Achraf Hakimi : le Club des avocats marocain dénonce de graves irrégularités procédurales

L’association alerte sur les manquements aux droits fondamentaux et la pression médiatique qui entachent la procédure judiciaire

LA VÉRITÉ


Le Club des avocats au Maroc a vivement critiqué le déroulement de la procédure judiciaire concernant l’international marocain Achraf Hakimi, mis en examen en France pour des accusations de viol. Dans un communiqué publié samedi, l’association dénonce des « atteintes substantielles aux droits procéduraux », s’éloignant selon elle des garanties essentielles prévues à l’article 6 §1 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH). Elle souligne notamment des manquements en matière de célérité, d’objectivité et de respect de la présomption d’innocence.

Une enquête ouverte sur simple déclaration et une procédure « sous pression médiatique »

Plus précisément, le Club déplore que l’enquête ait été ouverte sur « simple déclaration », sans dépôt officiel de plainte, ni certificat médical corroborant les faits, et sans coopération immédiate de la plaignante. Ce contexte, combiné à une « procédure menée sous pression médiatique », pose question quant à la rigueur et à l’impartialité de l’analyse judiciaire. Par ailleurs, l’association attire l’attention sur le délai inhabituellement long entre la mise en examen, en mars 2023, et le réquisitoire définitif, près de deux ans et demi plus tard, ce qui constitue une violation du principe du délai raisonnable.

Le Club des avocats rappelle que la Cour européenne des droits de l’Homme considère qu’« une justice qui tarde est une justice niée », insistant ainsi sur l’urgence d’une procédure juste et rapide. Cette déclaration fait écho à la volonté affichée par la défense du joueur de prouver son innocence.

Respect des droits fondamentaux : une exigence cruciale pour une justice rapide

En outre, certaines révélations médiatiques mentionnent des échanges privés entre la plaignante et une tierce personne qui pourraient suggérer une préméditation. Les faits à l’origine de cette affaire remontent à février 2023, lorsque la plaignante, une femme de 24 ans, a déclaré avoir été victime d’une agression sexuelle au domicile d’Achraf Hakimi, à Boulogne-Billancourt. Bien qu’elle se soit rendue au commissariat, elle n’a pas déposé plainte à cette occasion. Quelques semaines plus tard, le 3 mars 2023, Hakimi a été formellement mis en examen pour viol.

Cette prise de position du Club des avocats au Maroc souligne l’importance du respect des droits fondamentaux et du bon déroulement de la justice dans cette affaire très médiatisée, qui suscite de nombreuses réactions tant au Maroc qu’à l’international.


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