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À Gaza, l’ordre d’évacuation totale donné par Netanyahu plonge l’enclave dans l’incertitude

Alors qu’Israël intensifie son offensive, l’instruction d’évacuer la totalité de Gaza accentue la crise humanitaire

LA VÉRITÉ


Le 9 septembre 2025, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a ordonné l’évacuation intégrale de Gaza, une décision qui marque une escalade majeure dans le conflit en cours. Selon le communiqué officiel, tous les habitants doivent quitter leurs foyers pour se diriger vers la zone humanitaire d’al-Mawasi, au sud de l’enclave, par la route côtière Al-Rashid.

L’objectif affiché par les autorités israéliennes est d’« éliminer » les bases de Hamas et de préparer le terrain à une opération militaire de grande ampleur. L’ordre, relayé par l’armée, a suscité panique et confusion dans une population déjà fragilisée par des mois de bombardements et de privations.

 

Cette injonction, sans précédent dans son ampleur, a placé les Gazaouis face à un dilemme tragique. Les structures médicales sont débordées, les routes saturées et les conditions de déplacement extrêmement précaires. Le directeur de l’Hôpital Shifa, par exemple, affirme que son établissement fonctionne déjà à 300 % de sa capacité et qu’il est « impossible » de transférer les patients les plus vulnérables.

De nombreux témoignages font état de familles contraintes de marcher sans savoir où trouver refuge. « Il n’y a plus d’endroit sûr, ni au sud, ni ailleurs… nous sommes complètement piégés », déclare un patient atteint de cancer.

 

Pour Israël, cette évacuation constitue une étape décisive dans la reprise de contrôle de l’ensemble de Gaza. Mais pour les organisations humanitaires, elle risque d’aggraver une situation déjà dramatique : des milliers de morts, une famine qui s’installe et un système de santé au bord de l’effondrement.

Une pression diplomatique croissante

Sur le plan international, cette décision complique encore les discussions autour d’un cessez-le-feu. Netanyahu affirme soutenir la proposition de médiation menée par les États-Unis et le Qatar, mais les conditions posées, désarmement de Hamas et libération des otages, restent jugées irréalistes par une grande partie de la communauté internationale.

Plusieurs États européens et ONG dénoncent une intensification des combats au détriment des populations civiles. La crainte est désormais que Gaza bascule dans une crise humanitaire sans précédent, alors que la perspective d’une solution politique semble s’éloigner.


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