À Casablanca, le prix du poulet s’envole : une pression croissante sur le pouvoir d’achat
La hausse des coûts de production et la forte demande estivale alimentent cette flambée des prix
LA VÉRITÉ
À Casablanca, le prix du poulet atteint désormais 20 dirhams le kilo en gros et 22 dirhams pour le consommateur final. Cette augmentation, spectaculaire par rapport aux tarifs d’il y a quelques mois (12 à 13 dirhams), suscite l’inquiétude des ménages urbains. En conséquence, le secteur avicole devient un indicateur tangible des tensions économiques.
En cette période estivale, marquée par une multiplication des mariages et événements festifs, la demande en volaille explose. Ainsi, traiteurs et restaurateurs intensifient leurs achats, ce qui accentue la pression sur les prix. Les marchés de Casablanca, déjà saturés par l’affluence, traduisent cette tension par une hausse quotidienne des tarifs.
Parallèlement, les éleveurs subissent une augmentation continue du prix des aliments pour volailles, importés et soumis aux fluctuations mondiales. De surcroît, la hausse des carburants alourdit les charges logistiques, ce qui renchérit le coût final. Ces éléments conjugués transforment un produit autrefois abordable en une denrée coûteuse.
En définitive, cette flambée des prix met en évidence les fragilités structurelles du secteur avicole marocain, dépendant des importations et des aléas internationaux. Dès lors, une stratégie nationale de régulation semble nécessaire pour préserver le pouvoir d’achat des consommateurs et soutenir les producteurs face à une pression économique croissante.
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