Syndicats et CGEM

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les syndicats les plus représentatifs ont signé, mardi 13 février 2018 à Casablanca, un protocole d’accord pour la création d’un fonds de médiation sociale, en présence du ministre du Travail et de l’insertion professionnelle Mohamed Yatim.
Le protocole traduit «la volonté des parties d’atteindre les objectifs du cadre conventionnel sur la médiation sociale signé en 2012», est-il noté dans l’accord paraphé par l’Union marocaine du travail (UMT), l’Union générale des travailleurs au Maroc (UGTM), l’Union nationale du travail au Maroc et la Confédération démocratique du travail (CDT), outre la CGEM.
Le Fonds, soutenu par la Confederation of Danish Industry (CDI, Danemark) à hauteur de 20.000 euros, va servir à financer les opérations de médiation sociale convenues par les parties et à améliorer les capacités des médiateurs reconnus à travers la formation.
Les signataires envisagent la mise en place de nouveaux mécanismes susceptibles de développer la médiation sociale, ainsi que d’un comité de pilotage chargé de diriger les affaires du Fonds.
La CGEM a été chargée d’abriter le siège du Fonds, d’entamer les procédures administratives nécessaires à sa création et d’inviter les représentants des parties signataires à assister à la première réunion du comité de pilotage.
Au cours de la céré- monie de signature, en présence de l’ambassadeur danois Jorgen Molde, les parties signataires ont exprimé leur satisfaction de la concrétisation de ce Fonds qui vient donner plus de force au dispositif de médiation sociale, dont les bases ont été jetées, il y a six ans, entre le patronat les syndicats.
Tout le monde perd dans un conflit
Durant cet évènement, Miriem Bensalah Chaqroun, Présidente de la CGEM, a adressé un discours devant l’assemblée, pour rappeler les liens entre chefs d’entreprise et salariés : «Les chefs d’entreprises sont certes porteurs de cette dimension que l’on appelle couramment le capital matériel, mais ce sont d’abord des femmes et des hommes qui travaillent, tout comme leurs salariés qui ont également des familles à charge.» « A ce titre, l’une des premières préoccupations du chef d’entreprise [et l’une de ses hantises aussi parfois] et d’abord de payer les salaires de ses employés, avant de penser à la rentabilité de son capital », a poursuivi la patronne des patrons.
« Il arrive parfois que cette relation de confiance, que ce contrat social entre l’entreprise et ses salariés, connaisse des dysfonctionnements générant ainsi une confrontation qui risque de devenir un mouvement collectif. Qui est perdant dans ce scénario? L’entreprise? Les salariés ? Vous le savez, tout comme moi, nous sommes tous perdant dans un conflit de travail.
Le salarié perd du revenu et l’entreprise perd en productivité », a conclu Miriem Bensalah Chaqroun.

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