280 millions d’euros et 500 emplois : Safran parie sur le génie marocain à Nouaceur
SM le Roi Mohammed VI préside le lancement d'une unité Safran de pointe à Nouaceur pour la production de trains d'atterrissage. Un budget de 280 millions d'euros et 500 emplois pour produire les systèmes critiques de l'airbus A320 au Maroc. Le royaume s'affirme comme hub mondial de haute technologie décarbonée au cœur des chaînes de valeur de safran.
LA VÉRITÉ
Le Roi Mohammed VI a présidé le lancement d’une usine Safran de pointe à Nouaceur ce vendredi 13 février 2026. Ce projet stratégique propulse l’industrie aéronautique marocaine vers de nouveaux sommets de haute technologie et d’intégration mondiale.
Au Palais Royal de Casablanca, le Roi Mohammed VI a marqué l’histoire industrielle du pays. Accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan, le Souverain a lancé la construction d’une usine de trains d’atterrissage pour le groupe Safran à Nouaceur. Ce projet d’envergure transforme le Maroc en un acteur incontournable, une véritable pièce maîtresse de l’économie mondiale. L’infrastructure s’implantera au sein de la zone « Midparc », le cœur battant de l’aéronautique marocaine.
Un bond technologique majeur
Cette nouvelle unité industrielle ne se contente pas de produire, elle incarne une révolution technique. Elle devient l’un des plus grands centres mondiaux de « Safran Landing Systems ». Le site se spécialisera dans des segments ultra-pointus, tels que l’usinage de précision et l’assemblage de haute technicité. En outre, les équipes y réaliseront des essais complexes, des certifications rigoureuses et de la maintenance avancée. Ce projet est un véritable colosse technologique qui servira la famille des Airbus A320.
Le Royaume maîtrise désormais des technologies complexes. Cette usine agit comme une catapulte pour l’intégration du pays dans les chaînes de valeur mondiales. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a d’ailleurs qualifié cette avancée de preuve de maturité pour le secteur national. En deux décennies, le Maroc est passé d’un simple sous-traitant à une plateforme de référence mondiale.
Un investissement colossal engagé
L’aspect financier du projet souligne son importance capitale. Le groupe Safran investit plus de 280 millions d’euros dans cette aventure. Ce montant faramineux permettra de bâtir une usine de nouvelle génération sur un foncier de plus de 7 hectares. Ce site n’est pas seulement un empilement de briques et de machines, mais un moteur économique pour la région.
Le projet créera 500 emplois directs à terme. Ces postes s’ajouteront aux 25 000 talents qui font déjà vibrer les chaînes de production nationales. Par ailleurs, cette usine agira comme un aimant pour de nouveaux fournisseurs, renforçant ainsi l’écosystème local. Ross McInnes, président du Conseil d’Administration de Safran, a précisé que ce site est l’un des plus vastes au monde pour ces équipements critiques.
Une alliance stratégique historique
Le lien entre Safran et le Maroc ressemble à un mariage de raison devenu une passion industrielle. Le groupe français accompagne le Royaume depuis plus d’un quart de siècle. Safran occupe une place singulière dans cette épopée technologique. Ross McInnes a souligné avec force que son groupe ne produit pas « au » Maroc, mais « avec » le Maroc. Cette nuance sémantique illustre la profondeur du partenariat stratégique.
Le Souverain a impulsé une dynamique industrielle sans précédent. Cette vision transforme le Maroc en un aimant pour les investisseurs internationaux. Le ministre Mezzour a rappelé que cette trajectoire d’excellence repose sur des infrastructures logistiques de premier plan. Le pays dispose désormais de ressources humaines hautement qualifiées, capables de répondre aux exigences de l’aviation moderne.
Ambition verte et globale
L’usine de Nouaceur regarde vers l’avenir avec une conscience écologique aiguë. Elle sera alimentée à 100 % par de l’énergie décarbonée. Cette démarche verte s’inscrit dans une volonté de créer un schéma industriel résilient et agile. En réduisant les distances avec les lignes d’assemblage européennes d’Airbus, Safran opte pour des routes industrielles courtes. C’est une antithèse de la mondialisation sauvage : produire localement pour un marché globalisé.
Le groupe Safran, leader mondial de la motorisation, renforce ainsi sa présence sur un sol qu’il juge stratégique. Ce nouveau site préparera également la prochaine génération d’avions court et moyen-courriers. En conclusion, ce projet n’est pas une simple usine, c’est le symbole d’un Maroc qui décolle, porté par une vision royale clairvoyante.
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